La société civile cubaine n’a rien à discuter avec des mercenaires

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panama_1Quelques minutes après avoir atterri à l’Aéroport international Panama Pacifico, une ancienne base militaire des États-Unis récupérée au nom de la souveraineté nationale, la délégation cubaine qui participera aux forums sociaux parallèles au 7e Sommet des Amériques a établi clairement les principes qui guideront l’action de la seule, légitime et véritable représentation de notre pays à ce rendez-vous continental.

La délégation cubaine aux forums parallèles au 7e Sommet a clairement énoncé les principes de son pays à ce rendez-vous au Sommet.

Dans une déclaration publique, les délégués cubains ont estimé inadmissible la présence au Panama de mercenaires à la solde des ennemis historiques de notre pays.

En réponse à une question de la presse sur le scénario qui pourrait se profiler lors des forums thématiques qui démarrent aujourd’hui, l’un des représentants cubains a affirmé qu’en aucun cas nous n’allons légitimer un dialogue avec la contre-révolution.

« Du point de vue éthique et humaniste, on ne peut pas composer avec la violence et le terrorisme. Il est impossible de dialoguer avec la trahison », a signalé Rigoberto Fabelo, directeur du Centre pour les initiatives communautaires, l’une des organisations de notre société civile, qui seront présentes aux forums parallèles au Sommet.

Au théâtre de l’Université de Panama, où a eu lieu la conférence de presse, un tabloïd contenant des informations et des preuves sur les liens de certains de ces mercenaires avec des terroristes d’origine cubaine été distribué à l’assistance.
Lors de la conférence de presse, un tabloïd contenant des informations et des preuves sur les liens de certains des mercenaires invités avec des terroristes d’origine cubaine été distribué à l’assistance. Photo: Juvenal Balánpanama_2

À la une du tabloïd : une photo de l’un de ces prétendus défenseurs des droits de l’Homme posant aux côtés du terroriste convaincu Luis Posada Carriles, le commanditaire d’une tentative d’attentat à l’explosif plastic C-4 au Grand amphithéâtre de l’Université de Panama en 2000, lors d’une cérémonie qui devait réunir environ 3 000 personnes, dont le président Fidel Castro.

Odalys Pérez Gonzalez, dont le père était l’un des pilotes de l’avion de Cubana de Aviacion détruit en plein vol en 1976 sous l’ordre de Posada Carriles et d’autres membres de la mafia de Miami, a pris la parole au nom des plus de 4 000 victimes du terrorisme dans notre pays.

« Les familles des 73 personnes victimes mortes ce jour-là attendons toujours que justice soit rendue », a affirmé Pérez Gonzalez, qui avait à peine 10 ans au moment de cet attentat. « Le fait que ces gens-là prétendent représenter une Cuba qui pleure toujours ses victimes est une offense pour nous ! », a-t-elle dit.

Une journaliste a voulu en savoir plus sur la position de la société civile cubaine par rapport au processus en cours en vue du rétablissement des relations entre La Havane et Washington :

« Nous sommes en faveur du rétablissement des relations », a souligné un membre de notre délégation.

« Nous avons éprouvé une vive indignation en apprenant l’accréditation de ce groupe de mercenaires qui s’opposent précisément à ce qu’il y ait une amélioration entre les deux pays », a déclaré quant à lui José Antonio Guardado, membre de la Junte directive nationale de la société cubaine pour la promotion des sources renouvelables d’énergie.

« Notre pays n’est pas parfait, mais nous trouvons déplacé de venir à une plate-forme internationale pour discuter de problèmes qui n’intéressent que les Cubains ! », a-t-il dit.

Yosvani Montano, président de la Fédération cubaine des étudiants, a réaffirmé le soutien indéfectible de notre pays au Venezuela, et il a condamné l’ordre exécutif du président Barack Obama qualifiant ce pays de menace à la sécurité nationale des États-Unis.

Il a ajouté que l’agenda des contre-révolutionnaires, préalablement élaboré, prévoit non seulement de dénigrer la réalité cubaine, mais aussi la gauche latino-américaine et caribéenne.

Le révérend Raul Suarez, membre du Conseil des églises de Cuba, a rappelé que le décret nord-américain ne reflète pas les intérêts des peuples de notre région qui s’est proclamée Zone de paix lors du 2e Sommet de la CELAC à La Havane.

« C’est la raison pour laquelle aucun gouvernement d’Amérique latine, pas un seul, n’a appuyé le président Obama. Il se peut qu’il y en ait un ou deux qui aient gardé le silence, mais en général ils ont tous défendu le droit du peuple vénézuélien à construire le projet politique et social de son choix », a-t-il indiqué.

« Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques, et à ceux qui transcrivent des arrêts injustes, qui affectent la vie des orphelins, des veuves et des pauvres », a-t-il affirmé en citant la Bible.

Le révérend Suarez a conclu son intervention en insistant sur les qualités du peuple cubain, qui a su résister à un blocus inhumain et antichrétien. « Un peuple qui parle beaucoup, mais qui ne s’en laisse pas conter », a-t-il conclu.

A propos de l'auteur

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