Le monde pour la paix et contre le blocus économique contre Cuba

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« CUBA condamne toutes les formes de terrorisme », a souligné Kenia Serrano, présidente de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP) lors d’une interview avec Granma International, le 17 septembre, au siège de cette institution, au terme de l’une des activités prévues aux mois de septembre et d’octobre dans le cadre de la campagne : « Nous n’oublions pas. Solidarité contre le blocus et le terrorisme ».

Camilo Rojo, fils de l’un des membres de l’équipage de l’avion de la compagnie Cubana de aviacion, qui explosa en plein vol, à la suite d’un attentat à la bombe, le 6 octobre 1976, et qui coûta la vie à ses 73 occupants, a apporté son témoignage sur les souffrances causées aux familles cubaines par les centaines actes de terrorismes perpétrés pour détruire la Révolution

 

 

Kenia Serrano, qui est également députée, a ajouté que ces initiatives ont pour origine l’expérience accumulée par les mouvements solidaires avec l’Île durant les dures années de bataille pour la libération des Cinq héros cubains, (emprisonnés pendant plus d’une décennie pour avoir lutté contre les groupes terroristes installés dans le sud de la Floride). Aujourd’hui, ces organisations d’amitié continuent de soutenir la Révolution et ses aspirations de maintenir la paix dans le monde.

« Nous poursuivrons la lutte et nous ne nous démobiliserons pas. Nous resterons actifs afin de lutter en faveur des causes justes et des opprimés dans le monde. Au cœur de cette lutte se trouve l’exemple de Cuba, qui fait preuve d’une résistance tenace pour sa souveraineté nationale et mène un projet social qui se perfectionne avec la participation du peuple dans la cadre du processus de mise à jour de notre modèle économique », a affirmé Kenia Serrano.

« Nous condamnons le criminel blocus économique, commercial et financier exercé contre Cuba par les États-Unis depuis 1962, ainsi que les actes odieux, les assassinats commandités par la maffia cubano-américaine pour détruire à la Révolution », a souligné la dirigeante cubaine, qui a également dénoncé les complots de déstabilisation visant à renverser les gouvernements constitutionnels au Venezuela, en Bolivie et au Salvador.

Elle a également exprimé sa solidarité avec le peuple brésilien, victime d’un récent coup d’État parlementaire perpétré contre la présidente Dilma Rousseff, une manœuvre qui avait appliquée précédemment contre Fernando Lugo au Paraguay et Manuel Zelaya au Honduras.

« Nous n’oublierons pas et nous continuerons à nous battre et nous finirons par vaincre », a-t-elle poursuivi, en indiquant les différentes dates historiques qui seront commémorées au cours de ces Journées, qui s’achèveront le 27 octobre avec le vote à l’Assemblée générale de l’ONU de la Résolution présentée par Cuba exigeant la levée inconditionnelle du blocus.

Kenia Serrano a souligné que le début des Journées a été marqué par une cérémonie en souvenir du jeune Italien Fabio di Celmo, assassiné lors d’un attentat à la bombe perpétré le 4 septembre 1997 à l’Hôtel Copacabana de La Havane par des terroristes au service de la maffia anti-cubaine de Miami. Ce fut également l’occasion de commémorer l’anniversaire du coup d’État fasciste au Chili, le 11 septembre 1973, et la mort du président Salvador Allende.

Le 17 septembre a été aussi l’occasion de mener une campagne à travers le réseau twitter exigeant la fin du blocus et de ses politiques annexionnistes et extraterritoriales, qui portent préjudice aux Cubains et ont causé des pertes à l’économie du pays, évaluées à plus de 753, 688 milliards de dollars au cours de ces 50 dernières années.

Serrano a rappelé que le 17 de chaque mois, des mobilisations semblables auront lieu à l’ICAP, conformément aux accords du Sommet des Peuples tenu à Panama en avril 2015, au cours duquel les participants ont appelé toutes les organisations de solidarité avec Cuba à lancer des actions à cette date – le 17 – pour évoquer la victoire obtenue par la solidarité internationale dans sa bataille pour la libération des Cinq patriotes cubains, dont les trois derniers sont retournés au pays le 17 décembre 2014.

Cette rencontre du 17 septembre a également été l’occasion de dénoncer les crimes et les actions terroristes organisées depuis les États-Unis qui se sont soldées par plus de 5 000 victimes. Camilo Rojo, fils de l’un des membres de l’équipage de l’avion de la compagnie Cubana de aviacion qui explosa en plein vol à la suite d’un attentat à la bombe, le 6 octobre 1976, et qui coûta la vie à ses 73 occupants, a apporté son témoignage.

Membre du Comité des familles des victimes du terrorisme contre Cuba, il a condamné, les centaines d’actes de violences perpétrés à Cuba par les contre-révolutionnaires installé en Floride, notamment les terroristes Orlando Bosch et Luis Posada Carriles, qui ont vécu en toute liberté aux États-Unis. « Ce ne sont pas des histoires, mais des faits qui attendent que justice soit faite », a-t-il souligné en appelant à poursuivre les actions de mobilisations contre le terrorisme.

Pour sa part, Fernando Gonzalez, l’un des Cinq, a expliqué la mission qui lui avait été confiée par son pays, ainsi qu’a Gerardo Hernandez, Ramon Labaniño, Antonio Guerrero et René Gonzalez : s’infiltrer dans les rangs d’organisations contre-révolutionnaires à Miami pour y recueillir des informations sur leurs actions terroristes en préparation contre Cuba, mais aussi contre les États-Unis.

Il a également évoqué son compagnon de cellule, Oscar Lopez Rivera, le patriote portoricain condamné à plus de 60 ans de prison pour sa lutte en faveur de l’indépendance de son pays, avec lequel il a partagé sa cellule pendant 4 ans.

Quant à la journaliste Arleen Rodriguez Derivet, elle a évoqué le soutien des milliers de militants de solidarité, qui se sont mobilisés pendant plus de 16 ans dans la lutte pour la libération des Cinq, et leur appui inconditionnel envers la Révolution, et elle a cité le Canadien Jean-Guy Allard, récemment décédé, auquel cette journée était dédiée. Allard fut journaliste au journal Granma International et un fidèle collaborateur dans la défense des causes du peuple cubain.

L’Argentine Graciela Ramirez Cruz, représentant le Comité international Paix, Justice et Dignité des Peuples, a fait un exposé émouvant sur la mémoire et la nécessité de ne pas oublier le passé. Elle rappelé le Plan Condor mis en œuvre par les dictatures militaires dans les années 70 du 20e siècle qui réapparaît aujourd’hui à travers les coups d’État parlementaires contre les gouvernements de Dilma Rousseff au Brésil, de Fernando Lugo au Paraguay et de Manuel Zelaya au Honduras, et condamné les plans violents et agressifs contre le processus bolivarien présidé par Nicolas Maduro au Venezuela et le gouvernement d’Evo Morales en Bolivie.

Des étudiants, des jeunes et des enfants assistaient à cette journée, ainsi que des membres de projets communautaires qui ont envoyé des messages aux réseaux sociaux sur Internet et ont uni leurs voix pour condamner les sanctions économiques nord-américaines contre Cuba et exiger un monde de justice et d’émancipation sociale.

SOLIDARITÉ AVEC PORTO RICO

Dans le cadre de ces Journées, une délégation de Porto Rico a présenté un projet d’échanges avec des habitants des provinces de Pinar del Rio, La Havane, Matanzas et Santa Clara. Un projet qui explique les causes de la lutte pour l’indépendance de Porto Rico, encore soumis au régime néocolonial des États-Unis.

C’est ce qu’a expliqué le professeur universitaire portoricain, Julio A. Muriente Pérez, vice-président du Mouvement indépendantiste national Hostosiano, qui a affirmé que chacun des voyages à Cuba qu’il a effectués à Cuba – ou tout autre de ses compatriotes – a constitué un défi aux interdictions imposées par les interdictions imposées par l’immoral blocus étasunien.

« Nous partageons la lutte contre le blocus, parce qu’on nous a interdit le droit d’avoir des relations avec les Cubains. L’histoire entre Cuba et Porto Rico est riche, pleine d’affection, intime – je dirais même organique – et dépasse les simples relations diplomatiques. Dans notre cas, il y a de l’amour entre les deux peuples. »

« Exiger la libération du leader indépendantiste Oscar Lopez Rivera est l’objectif essentiel de la visite de notre délégation. Nous souhaitons renforcer la campagne durant ces mois où le président Barack Obama achève son mandat, en espérant qu’il libèrera enfin Oscar Lopez, prisonnier politique depuis plus de 35 ans. Les États-Unis punissent mon peuple parce qu’il a soif de souveraineté », a affirmé Muriente Pérez.

Par ailleurs, il a donné des informations sur l’échec du modèle économique imposé à son pays, aujourd’hui plongé dans une crise totale avec une dette de plus de 72 milliards de dollars à des entreprises des États-Unis. Il a signalé que l’État libre associé de Porto Rico ne dispose d’aucune souveraineté ni d’aucune autorité pour résoudre ce problème, parce qu’il concerne des entreprises qui ne produisent pas des richesses richesses. Toutes les recettes économiques créées à Porto Rico sont absorbées par des transnationales nord-américaines.

Il a expliqué que le gouvernement des États-Unis a fait voter la Loi Promesa (Promesse), laquelle justifie la présence d’un Conseil de contrôle fiscal, dont les sept membres, désignés par Washington, pourront se substituer au gouvernement local pour renégocier la dette, en procédant à des coupes dans les services publics, ce qui génèrera davantage de pauvreté, d’exploitation et de dépendance.

À cet égard, Elio Gamez, vice-président de l’ICAP a indiqué que cette nouvelle journée de solidarité avec Porto Rico est la consolidation de la volonté du peuple cubain et de son gouvernement de soutenir cette cause juste.

 

http://fr.granma.cu/cuba/2016-09-29/le-monde-pour-la-paix-et-contre-le-blocus-economique-contre-cuba

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