Cuba Si France

Coopération et Solidarité avec Cuba et le Peuple Cubain

Toute l'équipe de
Cuba Si France
vous souhaite une

Bonne et Heureuse
Année 2009

3 voeux pour cette année :

  • la fin de l'Embargo infligé à Cuba par les USA.
  • la libération des 5 Cubains.
  • la restitution de la base de Guantanamo au territoire Cubain.

Voyages à Cuba

-

En autotour ou en groupe
avec nos partenaires et spécialistes.
www.cuba-linda.com
et
www.cubafat.com

Les voyages sont proposés en chambres d'hôtes ou/et à l'hôtel selon vos envies.

Hébergements en chambres d'hôtes et chez l'habitant dans toute l'ïle, avec un itinéraire à la Carte à votre rythme au plus près du peuple cubain.

Tout voyage individuel ou en groupe peut être établi sur mesure selon les thèmes du voyage..

Renseignements et devis :

cubalinda@wanadoo.fr

www.cuba-linda.com

Sur les Traces de La Révolution
du 19 avril au 2 mai 2009 (complet)
ou
du 29 avril au 12 mai 2009

"Spécial 1er mai 2009
sur la place de la Révolucion à La Havane"

Programme :
Réservations :

Soutenez les 5 de Miami

Qui sont les 5 ?

 


Musique et repas cubains
HAVANITA CAFE
11 Rue de Lappe
75011 PARIS
01-43-55-96-42

Météo à Cuba

Prévisions

Image satellite

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Georges Wolinski

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Album Photos


Nous invitons tous
nos camarades à
Boycotter
l'album
d'Alain Souchon

portant atteinte
à l'image du Che
dans une de ses chansons

 


1959 - 2009

50ème Anniversaire de la Révolution Cubaine

 

 

 

LIBEREZ LES 5

UN APPEL A FAIRE MIEUX CONNAITRE L’INJUSTICE COMMISE CONTRE LES CINQ CUBAINS ANTITERRORISTES

La Havane, 21 Octobre 2008 (ACN) Plusieurs membres des familles des cinq antiterroristes cubains prisonniers politiques aux États-Unis ont pris la parole à Bruxelles, capitale de la Belgique, pour demander que la campagne menée pour faire connaître à l’opinion publique internationale tous les détails de leur cas soit encore renforcée.

Visitez le
nouveau site

www.les5.org


EXPO PHOTOS et BEAU LIVRE

Portraits noirs et blancs, fumeurs de cigares

" EL PURO " a la HAVANITA


Photos de Patrick Blanche

du 20 décembre 2008 au 31 janvier 2009

Pour tous les amoureux de cigares, voici une exposition originale de visages cubains immortalisés par le photographe-reporter Patrick Blanche.

L’exposition aura lieu au HAVANITA Café, bar restaurant institution cubaine située au 11 rue de Lappe, Paris11e ,Bastille.

Didier Granger, le fondateur de ce lieu magique, a souhaité rendre hommage aux fumeurs de havane, en particulier à ceux qui l’ont inspiré depuis quinze ans.

25 tirages noir et blanc 50x70cm seront visibles tous les jours de 17h à 2h du matin.

Vers une normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis ?


L’élection du démocrate Barack Obama à la présidence des Etats-Unis est un événement sans précédent dans l’histoire de ce pays. Pour la première fois, un candidat de couleur a atteint le poste suprême dans une nation où le racisme était institutionnalisé, il y a encore un demi-siècle, et où les discriminations à l’encontre des minorités sont encore trop nombreuses. Jamais un scrutin n’aura suscité autant d’intérêt et d’engouement non seulement aux Etats-Unis, mais également dans le monde entier. Epuisés par les huit années catastrophiques de l’administration Bush qui a conduit l’économie mondiale au bord de l’abîme et plongé la planète dans une insécurité notable, les peuples du monde avaient unanimement fait le choix du jeune sénateur de l’Illinois au détriment de son adversaire républicain John McCain, considéré comme étant l’héritier de George W. Bush (1).

La Havane n’a pas échappé au phénomène Obama et les Cubains ont suivi le processus électoral avec attention. Là encore, leur choix s’est porté sur le candidat démocrate (2). « Il est sans nul doute plus intelligent, plus cultivé et plus impartial que son adversaire républicain », avait déclaré Fidel Castro à son égard. Il s’agit du « meilleur orateur politique des Etats-Unis de ces dernières décennies », avait-il ajouté, saluant ses « idées bien articulées ». En revanche, le candidat républicain John McCain est « vieux, belliqueux, inculte, peu intelligent et en mauvaise santé », a signalé le leader de la Révolution cubaine (3).

 

POUR LA 17e FOIS CONSECUTIVE

Une majorité écrasante de
l’Assemblée générale de l’ONU condamne le blocus contre Cuba

NEW YORK - 29 Octobre 2008

L’assemblée générale des Nations unies a adopté aujourd’hui à une écrasante majorité la résolution qui demande la levée du blocus étasunien contre Cuba, pour la 17e fois consécutive, rapportent les agences de presse.
Sur les 192 Etats-membres de l’assemblée, 185 ont voté en faveur tandis que trois ont voté contre (Les Etats-Unis, Israël et Palau) et que deux se sont abstenus (Iles Marshall et Micronésie). Par ce vote Cuba obtient une voix de plus que l’année dernière, quand 184 pays avaient voté en faveur de la résolution, quatre contre (Etats-Unis, Israël, Palau et les Iles Marshall) et une abstention (La Micronésie).
La résolution qui demande la levée du blocus a été adoptée 16 fois de suite, avec un soutien croissant qui va de 59 voix en 1992 à 185 d’aujourd’hui.
Avant le vote, le ministre cubain des Relations extérieures, Felipe Pérez Roque, est intervenu devant l’Assemblée où il a souligné les circonstances spéciales où se déroulait le nouveau vote de cette résolution, avec la crise économique que traverse le monde et, surtout, devant l’imminence des élections étasuniennes qui, selon le ministre, donneront un nouveau président qui « devra décider si le blocus est une politique qui a échoué ».
« Vous êtes seul, isolé », a déclaré le ministre, s’adressant au président George W. Bush. Le discours de Pérez Roque a été très applaudi par une partie de l’Assemblée.

(La Résolution de l'ONU A/63/93 en intégralité)

 

Intervention de Felipe Pérez Roque, Ministre cubain des Affaires étrangères de la République de Cuba,

au point 19 de l'ordre du jour de la 73è session de l'Assemblée Générale des Nations Unies :

" Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué contre Cuba par les Etats-Unis d'Amérique.

New York, le 29 octobre 2008


Monsieur le Président,

Comme tous les ans depuis 1992, Cuba se présente devant l'Assemblée générale des Nations Unies pour réclamer la levée du blocus illégal et injuste que le gouvernement des Etats-Unis lui impose depuis presque cinquante ans. Sept Cubains sur dix ont vécu toute leur vie sous cette politique irrationnelle et inutile qui vise sans succès à faire plier notre peuple. Le blocus est plus vieux que M. Barack Obama et que toute ma génération.

Le scrutin qui se déroulera dans quelques minutes intervient dans des circonstances tout à fait particulières : alors que Cuba vient d'être dévastée par deux puissants cyclones, que les élections auront lieu dans six jours aux Etats-Unis et que nous sommes face à une profonde crise financière internationale aux retombées de laquelle aucun de nos pays ne peut réchapper.

 

RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL

L’analphabétisme économique

Chávez a parlé à Zulia du « camarade Sarkozy », non sans ironie, mais sans intention de blesser le président en exercice de l’Union européenne : compte tenu de ce que ce dernier a affirmé à Beijing, c’était plutôt une sorte d’hommage à sa sincérité.

Nul n’avait osé à ce jour proclamer tout haut ce que les dirigeants européens savent pertinemment sans l’avouer : le système financier ne fonctionne plus et il faut le changer.

Le président vénézuélien a déclaré en toute franchise : « Il est impossible de refonder le système capitaliste. Ce serait comme vouloir renflouer le Titanic du fond de l’océan. »

 

APPEL DE L’INSTITUT CUBAIN D’AMITIE AVEC LES PEUPLES.


A TOUTES LES ORGANISATIONS ET GROUPES D’AMITIE ET DE SOLIDARITE AVEC CUBA,

A TOUS LES AMIS DE CUBA,

Le Gouvernement des Etats-Unis vient une nouvelle fois de mettre en évidence sa double morale et la politique agressive et génocide qu’il mène contre Cuba.

Il s’agit cette fois de tirer un profit médiatique, en utilisant les dégâts provoqués par le passage des ouragans Gustav et Ike à travers notre pays et la prétendue « intolérance » de Cuba qui refuse les soi-disant gestes humanitaires de l’administration Bush.

 

Blocus US contre Cuba : Les pertes s’élèvent à 224,6 milliards de dollars

Le ministre cubain des Affaires étrangères a observé que le blocus économique et financier que les États-Unis appliquent contre Cuba depuis bientôt 50 ans a déjà coûté à l’économie cubaine au moins 224,6 milliards de dollars.

 

 

Aide et Soutien
Finca "PITAJONES" de Trinidad

Cuba Si France et Cuba Linda remettent à l'ICAP (Institut Cubain de l'Amitiés entre les Peuples) les 15000 € collectés auprès de leur adhérents solidaires du projet.

Cette réalisation permettra à l'école de bénéficier d'un outil pédagogique essentiel à l'éducation, à son développement et améliorera la qualité nutritive des repas dans les écoles de toute la région de Sancti Spiritus.

Projet ->cliquez ici
Bon de soutien ->cliquez ici

Liste participants ->cliquez ici

 

 

Communiqué de presse de la délégation cubaine à la réunion du dialogue politique entre Cuba et l’Union européenne

Monsieur Felipe Pérez Roque, Ministre des Relations Extérieures de la République de Cuba s’est entretenu le 16 octobre 2008 à Paris, lors d’une rencontre ministérielle avec des représentants de la Troïka européenne, en réponse à l’invitation de Son Excellence Monsieur Bernard Kouchner Ministre des Affaires étrangères et européennes de la République française, en tant que représentant de la Présidence de service du Conseil de l’Union Européenne. Ont assistés à ses côtés, Son Excellence Monsieur Louis Michel, Commissaire Européen au Développement et à l’Aide Humanitaire ainsi que Son Excellence Monsieur Karel Schwarzenberg, Ministre des Relations Extérieures de la République Tchèque en tant que successeur à la présidence de l’Union Européenne.

Le Che
Première Partie

Sortie Nationale
le 7 janvier

Réalisé par Steven Soderbergh
Avec Benicio Del Toro, Demian Bichir, Santiago Cabrera Plus...
Film français, américain, espagnol.
Durée : 2h 7min. Année de production : 2008
Titre original : Che Part 1
Distribué par Warner Bros. France

voir Bande annonce cliquez ici

SOLIDARITE de CUBA SI France
Suite aux passages
des Cyclones Gustav et Ike

Somme récoltée à ce jour : 47 523€


Les cyclones Gustav et Ike qui se sont abattus sur Cuba du 30 août au 9 septembre ont ravagé des régions entières de la Grande Ile. La pire catastrophe de l’histoire météorologique du pays. Les précautions prises par les autorités auront permis de limiter le nombre des victimes à 7 morts. Mais les dégâts sont terrifiants. 440.000 maisons ont été endommagées, 63.000 détruites, 100.000 personnes sont actuellement hébergées dans les familles ou dans les centres de secours. Les champs de canne à sucre et de tabac, les plantations forestières, les structures agricoles ont été balayés par les vents ou inondés. Des centaines de pilonnes électriques sont à terre. 26 hôpitaux, de nombreux centres de consultation et maisons de retraite ainsi que 1160 établissements scolaires devront être reconstruits tout comme une bonne partie du système de télécommunication. Les villes et régions de Guantanamo, Baracoa, las Tunas, Camaguey, Ciego de Avila, Matanzas et l’Ile de la jeunesse ont particulièrement souffert du cataclysme. Pour le moment, les dégâts sont évalués à 5000 millions de dollars.

Cuba et son peuple souffrent dans un silence international assourdissant. Les Etats-Unis ont refusé de lever l’embargo, les autorités de La Havane proposant d’acheter à crédit alimentation et matériaux de construction. L’Union européenne, malgré les efforts de l’Espagne, rechigne à fournir de l’aide. La France ne pipe pas mot.

Alors que Cuba avait surmonté les dures années de l’écroulement de l’Urss et enregistrait une nette amélioration de son économie et de la vie quotidienne, les cyclones ont tout balayé. Tout ? « Le peu que nous avons, nous devons le partager », dit-on dans la Grande Ile où le sens du mot solidarité n’a jamais été vain comme en témoigne l’engagement des Cubains auprès de nombreux peuples meurtris par les catastrophes. N’ont-ils pas, eux aussi, droit à notre solidarité ?

En France, face à ce drame, l’émotion n’est pas de mise. Cette absence de réaction officielle, des forces politiques, syndicales, sociétales, ce silence médiatique ne confirme-t-il pas l’hypocrisie des campagnes montées concernant Cuba au nom de la « liberté » ? Sans attendre, il faut montrer au peuple cubain qu’il n’est pas seul à affronter ces durs moments. Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons Cuba au cœur et lançons un appel à la générosité des Français. N’abandonnons pas le peuple cubain. Participons à la reconstruction du pays. (José Fort)

Nous invitons les amis du peuple cubain ainsi que nos adhérents à adresser leurs dons par chèque à l’ordre de :

Cuba Si France
SOS Cyclones

94, boulevard Auguste Blanqui
75013 PARIS

Nous vous remercions par avance pour votre générosité.

Charly Bouhana,
Président
Cuba Si France.

 

Vers une nouvelle alliance entre Cuba et la Russie?

Salim Lamrani (11/08/08)

Le 8 juillet 2008, la tension est montée d’un cran entre la Russie et les Etats-Unis suite à la signature d’un traité entre Prague et Washington concernant l’installation d’un radar, en République tchèque, pièce maîtresse du bouclier anti-missile étasunien. Malgré l’hostilité d’une majorité de ses citoyens, le ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Scharzenberg a scellé l’accord avec la secrétaire d’Etat étasunienne Condoleezza Rice. Selon la Maison-Blanche, cet arsenal militaire est destiné à protéger cette région du monde des Etats voyous. Peu convaincu par ces explications, Moscou voit dans ce déploiement belliqueux une menace pour sa sécurité nationale1.

 

 

Ignacio Ramonet
Présente son livre

FIDEL CASTRO
Biographie à Deux Voix

 

Résultat de plusieurs semaines d'intenses conversations entre Ignacio Ramonet et Fidel Castro, cette "Biographie à Deux Voix" donne les clés de la révolution cubaine à travers le parcours personnel et politiaue du dernier "Monstre Sacré" del la politique internationale.

Prix : 28€ (+5€ frais de port)

 

 



Nouveau livre de Salim Lamrani

Double Morale.
Cuba l’Union européenne et les droits de l’homme

En décembre 1996, l’Union européenne s’alignait sur la position d’ingérence étasunienne et exigeait de Cuba «des progrès tangibles sur la voie d’une transition pacifique vers le pluralisme démocratique, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales». C’est ainsi qu’est née la position commune européenne vis-à-vis de La Havane, qui est devenue le pilier de la politique étrangère de l’Union européenne à l’égard de Cuba.

Pourquoi Bruxelles se range-t-elle de façon si dévote sur la position étasunienne ? Il est en effet difficile de concevoir qu’une puissance aussi importante que l’Europe des 25 s’aligne de manière docile et disciplinée sur la politique étrangère de Washington vis-à-vis du petit archipel des Caraïbes.

Prix : 10€ (+4€ frais de port)


 

Danielle Bleitrach

Cuba, Fidel et le Che
ou
l'aventure du socialisme

Prix : 25€ (+5€ frais de port)

L’idée donc du livre est née d’un discours que Fidel avait prononcé à l’Université de la havane en novembre 2005, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi critique. Il s’était déchaîné contre tout ce qui n’allait pas à Cuba, contre les bureaucrates, ceux qu’il appelait “les petits empereurs”…

 

 

La face cachée de
Reporters sans Frontières

(De la CIA aux faucons du Pentagone)
par VIVAS Maxime

Amis et connaissances,

Des années de travail et d’investigations (menées ici et sur le continent américain) portant sur 5 ans de fonctionnement de RSF (2002 à novembre 2007) et le livre est là.

Le 6 avril 2006, parce que j’avais, au détour d’une phrase, évoqué ses sources de financements US, RSF m’avait menacé dans le journal Métro : " Reporters sans frontières se réserve le droit de poursuivre Maxime Vivas en justice"

Au nom de la liberté d’expression ? m’étonné-je.

Quoi qu’il en soit, j’offre aujourd’hui au libre débat ces 272 pages (36 chapitres et 6 annexes) de preuves sur la vraie nature de cette drôle d’ONG...

Maxime Vivas.

Préface de Thierry Deronne.

 



Les livres présentés ci-dessus
sont disponibles auprès de

Cuba Si France

 

L’Infamie des bons

Compte rendu de “Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme », de Salim Lamrani, Editions Estrella, Paris, 2008.

Santiago Alba Rico

Ce qu’on ne pardonne pas à la Cuba révolutionnaire depuis le début, ce qu’on lui reproche est d’avoir dû se défendre sans répit. Depuis 1959, en effet, Cuba a dû se défendre d’invasions, de blocus, d’attentats terroristes et d’ingérences déstabilisatrices ; et elle a également dû se défendre contre une propagande farouche, aussi agressive qu’insistante, dont la puissance illumine sans l’ombre d’un doute la grande ignominie de la petite île. Un pays autant attaqué doit forcément être mauvais ; un pays tant défendu ne peut être qu’indéfendable. On ne peut même plus savoir pourquoi on attaque et pourquoi on défend un pays aussi attaqué et défendu.

 

RSF sans Ménard
Quand le Doha montre la thune, l’imbécile file au Qatar.

Coup de théâtre dans le Landernau médiatique, vendredi 26 septembre 2008 : Robert Ménard, parti pour être big chief à vie de l’association RSF la quitte précipitamment avant mardi. On dirait un licenciement de cadre ou de présentateur de la télé : "T’es viré, rend l’ordinateur et le badge de parking, tu vides ton bureau lundi et mardi t’es plus là".
Les explications zigzagantes de cette chute démontrent leur improvisation.

On a d’abord parlé de problèmes de santé, puis de lassitude avant que l’intéressé ne démente.

Donc, alors qu’il est en pleine forme, qu’il se félicite publiquement de voir l’association bourrée d’euros et de dollars et très médiatisée dans le monde entier, Ménard saute par la fenêtre sans préavis. Et sans parachute (doré ? Voir plus loin).

« Cela fait deux ans que j’y pensais » affirme-t-il. On sait ce que vaut une affirmation ménardienne. Les innombrables journalistes qui l’interviewaient sans désemparer, à qui il racontait sa vie, son œuvre, sa famille, ses espoirs tombent des nues.

Démissionnaire, il perd des indemnités, lui, qui aime l’argent. Payé plus de 5000 Euros par mois sans compter les avantages annexes, il se retrouve sans job, le week-end passé.

Cuba Si France
94, boulevard Auguste Blanqui - 75013 PARIS
Tel. 01 43 36 37 50
Manifestation le 5 décembre à 16h30 devant le Beffroi à ARRAS

Le vendredi 5 décembre, aura lieu le 4ème rassemblement mensuel de soutien aux 5 patriotes cubains incarcérés depuis plus de 10 ans aux Etats-Unis.

Ce 4ème rassemblement aura une connotation encore plus officielle, puisque des représentants de la République de Cuba en France, seront présents de 16h30 à 17h30 devant la stèle en mémoire des martyrs de la Resistance antifasciste sous les arcades du Beffroi d’Arras.

Nous rappelons que ces rassemblements ont lieu depuis le 12 septembre (date anniversaire des 10 ans d’emprisonnement des 5) chaque 1er vendredi du mois de 16h30 à 17h30 devant le Beffroi d’Arras, avec un seul slogan, celui qui exige la libération des Cinq cubains.

Les Cinq ont été condamnés à de lourdes peines de prison, dont pour deux à perpétuité.

Ils l’ont été pour acte d’antiterrorisme, c'est-à-dire pour avoir infiltré le milieu contre révolutionnaire cubain installé depuis 50 ans à Miami. Depuis des années, cette mafia organise en toute impunité et sans être inquiété par le gouvernement des Etats-Unis, des attentats meurtriers dans l’ile, qui ont notamment tués un journaliste italien, il y a quelques années.

Ramon Labaninio Salazar, René Gonzalez Sehwerert, Gerardo Hernandez Nordelo, Fernando Gonzalez LLort, Antonio Guerrero Rodriguez, sont des pères de famille mais surtout des patriotes qui ont menés un combat pacifique pour empêcher que les intérêts de la nation cubaine et de son peuple ne soient plus des cibles des bombes aveugles.

Toute la nation cubaine défend depuis 10 ans ses 5 héros et exige que les USA les libèrent immédiatement.

Les militants du Pas de Calais et d’ailleurs qui soutiennent ce combat pour la libération des 5 depuis des années, appellent à grossir les rangs de ce rassemblement mensuel arrageois.

Le 5 décembre 2008 pour les 5, de 16h30 à 17h30, soyons nombreux devant le Beffroi, notre solidarité est une arme !


Pour plus d’infos : http://www.les5.org


Fidel Castro "Biographie à deux voix"

[suite...]

Quelle a été son enfance ? Où et quand s'est forgé le rebelle ? Quelles étaient ses relations avec Che Guevara ? Comment sa petite guérilla a-t-elle vaincu la puissante armée de Batista ? Le monde a-t-il été au bord de la guerre nucléaire pendant la "crise des missiles" d'octobre 1962 ? Combien de vois a-t-on tenté de l'assassiner ? Quelle impression lui a laissée le pape Jean-Paul II pendant sa visite à Cuba en 1998 ? Pourquoi critique-t-il si âprement Felipe Gonzalez et José Maria Aznar alors qu'il vante les qualités du roi Juan Carlos ? Quels souvenirs garde-t-il de François Mitterrand, de Régis Debray, du commandant Cousteau ? Comment explique-t-il l'"affaire Ochoa" ? Que pense t-il de la globalisation néolibérale, de la guerre en Irak et du président Bush ? Pourquoi les autorités cubaines ont-elles arrêté quelques soixante-dix opposant non violents en mars 2003, et appliqué, la même année, la peine de mort aux responsables du détournement d'un bateau ? Le régime souffre-t-il de la corruption ? Le socialisme cubain est-il vraiment "irrévocable" ? Quel est le secret de l'alliance avec Hugo Chávez ? Quelles sont les orientations actuelles de la politique et de l'économie cubaines ? Qu'adviendra-t-il après Fidel Castro ?

L'entretien exhaustif d'Ignacio Ramonet donne lieu à des réponses inédites, et constitue une démarche que la figure éminemment controversée de Fidel Castro rend passionnante. C'est aussi un récit instructif sur le passé, le présent et l'avenir de la révolution cubaine et de l'Amérique latine alors que prend fin le long règne du Comandante.

Théoricien des médias, journaliste, l'une des voix les plus représentatives du mouvement altermondialiste, Ignacio Ramonet est directeur du Monde diplomatique.

Cuba, Fidel et le Che ou l'aventure du socialisme

[suite...]

En le lisant je me disais que ceux qui critiquent Cuba et qui mentent le plus souvent auraient trouvé là des arguments nettement plus valables. Mais ce discours est quasiment passé inaperçu…

Bon je ne vous dirai pas toute l’enquête que j’ai commencé à mener à Cuba pour tenter de comprendre ce qui se passait. J’ai eu la chance de trouver là-bas des amis particulièrement compétents sur la question et parmi eux Jacques françois Bonaldi qui depuis plus de trente ans vit à Cuba et traduit les discours de Fidel… Mais là c’est encore une autre histoire, il faudrait que j’explique Bonaldi, sa précision, son savoir, sa finesse, au bout de quelque temps comme son apport était fondamental je lui ai demandé de co-signer ce livre et je dois dire honnêtement qu’au point où nous en sommes c’est lui qui devrait en être l’auteur principal. Notons également le travail de réécriture entre deux auteurs à des milliers de kilomètres l’un de l’autre qu’a effectué nicole Amphoux.

Mais revenons sur le fond, ce que j’ai découvert grâce à Bonaldi c’est la manière dont le socialisme cubain n’a cessé d’opérer sa propre rectification et ce sous le feu de l’ennemi. C’est pour cela qu’il y a dans le titre l’idée que loin d’être un modèle clé en main le socialisme est une aventure: on croit savoir mais en fait comme Fidel le disait recemment en citant Socrate “on s’aperçoit que l’on ne sait rien”… Donc ce livre décrit comment depuis le début de la révolution jusqu’à aujourd’hui où Cuba est en pleine ébullition souterraine, Cuba n’a rien de ce monde figé mais au contraire poursuit une marche qui comme toute les marches paraît parfois un déséquilibre compensé. la masse des problèmes est immense et on croirait parfois que les êtres humains s’ingénient à en rajouter mais il y a à Cuba les racines du courage surhumain d’un peuple: pour les Cubains le socialisme se confond avec l’indépendance nationale. Cuba appartient au Tiers-monde, à tous ceux qui ont connu la colonisation, l’oppression, l’esclavage et sans tenir compte de cela on ne comprend rien à ce pays.

Dans la quatrième de couverture, nous citons Fidel qui explique que le capitalisme à travers la propriété privée remonte à la nuit des temps, il y a même eu la propriété sur des êtres humain, l’esclavage et on a prétendu inventer la démocratie alors que l’immense majorité de la population était esclave… le socialisme lui n’a pas un tel passé derrière lui, il est encore dans les langes. Tout est à faire, d’où là encore l’idée d’aventure.

Aventure peut aussi être pris comme ad-venture, ce qui doit advenir, parce que si le socialisme n’advient pas cela risque d’être la fin de l’humanité.

Enfin, j’ai découvert toujours grâce à J.F.Bonaldi la manière dont la pensée du Che est constamment présente à Cuba, pour Fidel en particulier. Mais je vous laisse le soin de découvrir ce dialogue sur le socialisme qui se poursuit encore aujourd’hui. C’est le troisième sens de l’idée de l’aventure, la vie comme un beau voyage, une belle aventure pour celui ou celle qui lui consacre sa vie…

Voilà trés sommairement résumé un livre dont je puis dire qu’il témoigne d’ un respect de l’histoire de ce peuple héroïque et des deux hommes extraordinaires que sont le Che et Fidel, unis par l’amitié et par le compagnonnage révolutionnaire sans pour autant jamais tomber dans l’hagiographie, en faisant état constamment des problèmes, des difficultés, des erreurs, parce qu’il nous paraît qu’ils mettent encore plus en lumière le côté prométhéen de Cuba, c’est-à-dire la révolte du Titan qui alla voler le feu des dieux pour que les hommes se réchauffent et se protégent des bêtes féroces.

 

RSF sans Ménard
Quand le Doha montre la thune, l’imbécile file au Qatar.

[suite...]

30 septembre 2008

Deux ans qu’il y songeait mais à la question posée vendredi : « Vous partez pour quoi faire ? » il bafouille de première. Il est « plein d’envies et plein de souhaits », il va voir si sa femme l’embauche dans sa revue Média (trimestrielle et confidentielle), il va monter une maison d’édition (il eût dû commencer à la mettre en route, depuis deux ans), il va peut-être faire de la politique, lancer un nouveau journal. Bref, décryptons : vendredi 26 septembre, il ne sait pas, il est psychologiquement à la rue.

Mais le plus beau bobard de Ménard, je veux dire le plus comique, celui par lequel il prouve qu’il a toujours pris les journalistes et les lecteurs pour des abrutis est le suivant : Il fallait à RSF quelqu’un qui connaisse mieux Internet que moi. Ô discrédit des journalistes dont aucun recevant cette galéjade n’a bondi pour s’écrier : « Mais la plupart des grands patrons, des ministres ne touchent jamais un clavier. Chirac ne savait même pas ce qu’était une souris ! Qu’est-ce que vous nous chantez-la ? »

Ils nous auraient, impassibles et polis, pareillement transmis la réponse de Ménard si elle avait été : « Je pars parce que j’arrive pas à régler le fauteuil de mon bureau » ou « J’ai deux téléphones dans le bureau, je sais jamais lequel sonne » ou « Depuis qu’on m’a volé l’ordinateur portable, j’en ai un nouveau, mais je n’arrive pas à ouvrir la fermeture éclair de la sacoche ».

Robert Ménard qui a grandi avec RSF dans la dissimulation et le mensonge , quitte RSF en lançant des rafales d’ultimes impostures que ses successeurs doivent assumer sur leurs fonds baptismaux. Cela commence mal pour son successeur Jean-François Julliard.

En l’absence de vérité, la duperie étant établie par la multiplication de réponses à géométrie variable et à haut niveau de bêtise, il reste des hypothèses. En voici cinq dont je tiens pour probable qu’une, au moins (voire plusieurs), tape dans le mille.

1 – Viré par l’Elysée.

La classe politique, exaspérée, renvoie à la niche le toutou tout fou qui mord la main de l’Etat français qui le nourrit depuis des années et qui lèche celle de Bush.

Vu sur le site de RSF :

« Le 9 octobre prochain, Robert Ménard publie un ouvrage intitulé « Des libertés et autres chinoiseries » aux Editions Robert Laffont, dans lequel il revient sur la campagne pour le boycott de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Récit inédit sur les coulisses et les négociations secrètes menées autour des Jeux, ce livre est aussi un essai mordant sur la presse, les droits de l’homme et les lâchetés de la classe politique. »

Il est vraisemblable que « la classe politique » a déjà lu ce livre avant sa mise en librairie et qu’elle n’a pas aimé ça.

Ménard injurie Sarkozy qu’il a traité de « lâche » pour avoir été brièvement à Beijing où le fidèle sponsor de RSF, Bush, a séjourné plusieurs jours sans être injurié par notre ONG, par l’opinion publique états-unienne ou la nôtre.

Est-ce que le Pouvoir a jeté le citron pressé Ménard afin de sauver RSF si utile pour effacer les syndicats de journalistes, escamoter les problèmes de la presse en France et ceux du droit à l’information ?

Les médias ont commencé à évoquer ce que des sites Internet démontrent depuis des années : les liens de RSF avec les USA. Un journaliste du Figaro, Eric Zemmour, va jusqu’à affirmer à le télévision que RSF est manipulée par le CIA.

Première hypothèse donc : L’Elysée en a usé avec Robert Ménard comme pour des journalistes de la presse écrite et de la télé : « Viens ici, t’es viré, et surtout, tais-toi ». Comment ? Avec quels moyens de pression ? La menace de laisser les médias populariser vraiment le livre « La face cachée de Reporters sans Frontières. De la CIA aux Faucons du Pentagone » récemment réédité (éditions Aden) a-t-elle suffi ? Il serait présomptueux de le dire. Mais il est juste de prétendre (pub) qu’on saisit mal les ingrédients de la puissance de RSF et en même temps de sa fragilité sans avoir lu cette enquête.

Après 5 mois d’omerta, la presse française, comme sur un coup de baguette magique, a découvert ce livre en groupe serré, dans la semaine (le lendemain pour les plus rapides sortant d’un coma hibernal) qui a suivi les incidents de la flamme olympique à Paris.

L’Elysée dispose-t-il d’un dossier complémentaire pour obtenir si vite, si brutalement, le départ et le silence de Ménard sur les vraies raisons de son départ. L’avenir (ou le Canard Enchaîné ?) nous le dira.

2 - Ménard a été viré en cadeau de la France aux Chinois en colère.

L’affront fait à la Chine le 9 avril à Paris n’est pas pardonné et la plaie ouverte sera longue à se refermer.

Faute d’informations dans les médias français sur RSF, les Chinois sont venus les chercher auprès de moi. Plusieurs exemplaires de mon livre ont été achetés par leur ambassade en mai pour envoi en Chine et traduction à destination de leurs médias et des autorités politiques.

Après la soudaine et brève ruée des médias français, j’ai donc vu déferler vers moi les médias chinois, avec la même force, sauf qu’ils ne se retirent pas. Sur le moteur de recherche chinois (baidu.com), les articles qui font référence à mon livre sont nombreux. La presse écrite chinoise en parle beaucoup. Radio Chine International arrose la planète depuis le mois de juin, en diffusant en 45 langues (dont l’Esperanto !) une interview que je lui ai accordée en mai.

Ces jours-ci encore, je suis averti de la parution d’articles inspirés de mon livre dans deux journaux chinois à gros tirage (500 000 et 3 millions d’exemplaires). Et ça n’arrête pas depuis le passage de la flamme olympique à Paris et les exploits de Ménard.

Nos diplomates en poste en Chine, nos entreprises ont vu cette contre-attaque médiatique continue. Qu’elle se poursuive sans faiblir presque six mois après le camouflet français indique que les dégâts sont profonds.

On se souvient que Paris a envoyé au mois de juin à Beijing des émissaires de haut niveau : Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et Christian Poncelet, président du Sénat qui ont demandé à être reçus par le président chinois, Hu Jintao.

Plus récemment, preuve que rien n’est aplani, Nicolas Sarkozy a reçu à l’Elysée la jeune Jin Jing, athlète chinoise handicapée, bousculée par les fanatiques chauffés à blanc par RSF lors du passage de la flamme olympique qu’elle défendit avec courage.

Cette jeune fille est devenue une héroïne nationale en Chine, symbole vivant d’un « racisme français anti-chinois ». Le film de sa résistance a été passé en boucle à la télévision chinoise.

Un journaliste chinois en poste depuis 15 ans en France, amoureux de notre pays, me confiait récemment : « J’étais en Chine il y a quelques semaines, j’ai constaté, avec une profonde douleur, la montée d’un sentiment anti-français dans la jeunesse chinoise ».

Le rétablissement de relations amicales (établies par le général De Gaulle) culturelles et commerciales normales entre la France et le pays le plus peuplé du monde passait-il par l’élimination du responsable du désastre ?

C’est une hypothèse à retenir.

3 - Ménard est lâché par les USA.

Les liens de RSF avec des vitrines écrans de la CIA commencent à être des secrets de Polichinelle. Des milliers d’articles y sont consacrés sur la Toile dans de nombreuses langues. Des livres de librairie traitent cette question. Les médias officiels commencent à briser la loi de l’omerta.

Il faut dire que, s’agissant de griller RSF, Collin Powel y est allé de sa gaffe. Dans son rapport Commission for Assistance to a free Cuba (458 pages) qu’il a remis en mai 2004 à Georges Bush, il en appelle fiévreusement aux ONG (NGOs, Non-Governmental Organizations) à presque toutes les pages (et jusqu’à dix fois à la page 77) pour aider son pays. Mais (page 20) une seule est citée en exemple : Reporters Sans Frontières (Reporters Without Borders).

Des documents se déclassifient aux USA. Des journalistes d’investigation comme Diana Barahona, des avocats de droits de l’Homme, comme Eva Golinger, s’appuyant sur des lois états-uniennes, demandent des comptes aux organismes distributeurs des subventions votées par le congrès. Et le transfert de fonds d’officines écrans de la CIA, que les comptes publics publiés par RF sur Internet occultaient naguère, est désormais prouvé, au dollar près.

RSF commence à être nue.

Dans ses innombrables apparitions dans les médias, Ménard se défend mal : arrogant, agressif, il injurie ses contradicteurs et ment avec une impudence qui scandalise.

Il n’est plus the right man in the right place.

4 - Ménard a trouvé une autre gamelle dans une dictature arabe.

Une dépêche d’Associated Press tombée dimanche 28 septembre à 16 heures 40 nous annonce un spectaculaire rebond de Ménard pendant le W.E. en direction de Doha, au Qatar, pays d’Al Jazeera, chaîne arabe honnie par les USA, lesquels ont fait subir à des journalistes des enlèvements, assassinats, séquestration sous l’œil placide de RSF.

Une information livrée le 28 septembre sur la Toile par le quotidien algérien l’Expression est plus explicite : sous le titre « ROBERT MENARD QUITTE RSF POUR ALLER AU QATAR » l’hebdomadaire explique : « Il dirigera Centre for Media Freedom à Doha » avec « des privilèges d’un sultan de la presse mondiale ».

Le Qatar est un pays peuplé de moins d’un million d’habitants, gorgé de pétrole et dirigé par un cheikh, mot arabe qui veut dire dictateur.

RSF est cofondatrice (décembre 2007) avec l’émirat du « Centre pour la liberté de l’information ». Robert Ménard en est le directeur général.

Dans son Centre, une maison d’accueil de journalistes femmes a été ouverte, il va s’en ouvrir une pour les hommes. Tout est bien, personne ne se mélange.

D’après Associated Press, Ménard se félicite du soutien de cheikha Moza bint Nasser al-Missned, considérée comme la plus influente des épouses de l’émir du Qatar, le cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani.

Ménard concède que l’émirat, 79e du classement 2007 de la liberté de la presse de RSF, peut encore « faire des progrès en la matière ».

Et pas qu’en cette matière, d’ailleurs. En effet, le Qatar connaît-il des déficits de démocratie uniquement avec la presse ? Non. La palette est large si l’on en croit l’organisation Amnesty International.

Les tribunaux continuent de prononcer des condamnations à mort et des peines de flagellation, « Les autorités n’ont pris aucune mesure appropriée pour mettre fin à la discrimination et aux violences contre les femmes ».

Les travailleurs migrants sont durement exploités, certains ne sont pas payés, ceux qui protestent sont interpellés, maltraités, puis ont été renvoyés dans leur pays.

Après une visite au Qatar la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la traite des personnes, en particulier les femmes et les enfants, a exprimé sa préoccupation à propos des travailleurs immigrés victimes de traite d’êtres humains.

On compte 22 prisonniers au moins sous le coup d’une sentence capitale.

Aucune enquête n’a été menée par les autorités du Qatar sur les actes de torture et les mauvais traitements qui auraient été infligés à au moins 31 prisonniers condamnés pour leur participation présumée à une tentative de coup d’Etat. Le droit du Qatar ne comporte pas une définition de la torture conforme aux normes internationales, les procédures d’arrestation et de détention sont susceptibles de favoriser le recours à la torture contre les suspects.

Abdullah Hussein Ali Ahmed al Malki a été privé de sa nationalité pour avoir critiqué e les autorités lors d’une émission de la chaîne de télévision Al Jazeera, en mai 2005.

Bref, Ménard frétille à l’idée de travailler pour une dictature monarchique polygame ou la violence contre les femmes n’est pas illégale, où la presse est malmenée, les travailleurs traités comme des esclaves, tandis que perdurent la flagellation, la torture et la peine de mort.

5 - Le départ de Ménard précède un aggiornamento de RSF.

Les USA, les pouvoirs publics, le MEDEF ont besoin d’ONG vierges. Est-il possible de re-toiletter la façade de RSF ? Si oui, l’illusion sera de courte durée. Chat échaudé…

A l’encontre, observons que les départs des caudillos s’accompagnent souvent de ruptures avec les méthodes et les orientations antérieurs.

Espérons que le successeur de Ménard, Jean-François Julliard, avec qui j’ai échangé des mails courtois (malgré nos désaccords et la menace publique de procès exprimée par RSF à mon encontre) pendant l’écriture de mon livre saura recadrer RSF vers un travail d’ONG au service de la presse, des lecteurs, des journalistes.

Inutile donc de démarrer un procès d’intention, inutile même de brûler d’impatience, de guetter dès aujourd’hui des signes de changements.

Laissons à RSF sans Ménard le droit à un délai, accordons-lui un Etat de grâce, octroyons-lui le temps nécessaire à amorcer un virage.

N’ergotons pas sur son élémentaire liberté de faire son travail sans forcément chercher à plaire à tous, pourvu que l’éthique s’installe dans un bureau laissé vacant.

Maxime Vivas

RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL

L’analphabétisme économique

[suite...]

En effet, au septième Sommet Europe-Asie auquel ont participé quarante-trois pays, Sarkozy a fait des aveux notables, si l’on en croit les dépêches :

« … le monde va mal. Il va mal parce qu’il est face à une crise financière sans précédent dans sa gravité, dans sa soudaineté, dans sa violence et dans son déroulement. Le monde va mal parce qu’il est face à une crise du développement et ses conséquences sur l’environnement qui mettent en cause l’avenir même de l’humanité. Le monde va mal parce qu’il y a 900 millions de citoyens du monde qui n’ont pas les moyens de se nourrir. Face à ces défis, nous voici réunis, Asie et Europe, représentant à nous deux les deux tiers de l’humanité et la moitié de la richesse mondiale. […]

« La crise financière est partie des Etats-Unis mais cette crise est mondiale. La réponse doit donc être mondiale.

« […] Nous pensons que la place d’un enfant de 10 ans n’est pas à l’usine mais à l’école.

« […] Nous pensons que nulle région du monde n’a de leçon à donner à l’autre… »

Allusion très claire à la politique des Etats-Unis.

Pour conclure, il a rappelé devant les nations asiatiques le passé colonisateur de l’Europe à leur égard.

Si Granma avait écrit des choses pareilles, on aurait parlé de clichés de la « presse officielle communiste ».

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé à Beijing qu’on ne pouvait « prévoir l’ampleur et la durée de la crise financière internationale en cours. Il s’agit tout bonnement de créer une nouvelle charte constitutive des finances. » Ce même jour, différentes nouvelles révélaient l’incertitude générale.

A la réunion de Beijing, les quarante-trois pays européens et asiatiques ont reconnu que le FMI devait jouer un rôle important en aidant les pays gravement touchés par la crise et ont soutenu la convocation d’un sommet inter-régional qui chercherait sur le long terme à stabiliser et à développer l’économie mondiale.

Le président du gouvernement espagnol, Rodríguez Zapatero, a déclaré : « C’est une crise de responsabilités au cours de laquelle quelques-uns se sont enrichis et la majorité s’est appauvrie… Les marchés ne font plus confiance au marché. » Il a pressé les pays à refuser le protectionnisme, car il est convaincu que la concurrence permettrait aux marchés financiers de jouer leur rôle. Le président espagnol n’a pas été invité officiellement au Sommet à Washington parce que Bush le rancunier ne lui pardonne pas d’avoir retiré ses troupes d’Iraq.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, a repris à son compte sa mise en garde au sujet du protectionnisme.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, rencontrait de son côté des économistes éminents pour tâcher d’éviter que les pays en développement ne soient les principales victimes de la crise.

Miguel D’Escoto, ancien ministre des affaires étrangères de la Révolution sandiniste et président actuel de l’Assemblée générale de l’ONU, a demandé que la question de la crise financière se discute, non au sein du G-20, autrement dit entre les pays les plus riches et un groupe de nations dites « émergentes », mais tout simplement aux Nations Unies.

Le lieu et le type de réunion où il faudra adopter un nouveau système financier qui mette fin au chaos et à l’absence totale de sécurité pour les peuples font encore l’objet de disputes. La crainte règne de voir les pays les plus riches au monde se réunir avec un groupe réduit de pays émergents frappés par la crise financière et adopter un nouveau Bretton Woods en faisant fi du reste du monde. Le président Bush a déclaré hier : « Les pays qui discuteront ici, le mois prochain, de la crise mondiale doivent aussi s’engager de nouveau avec les fondements de la croissance économique à long terme, avec le libre-marché, la libre-entreprise et le libre-échange. »

Jusqu’ici, les banques prêtaient des dizaines de dollar pour chaque dollar déposé par les épargnants. Elles multipliaient l’argent. Elles respiraient et transpiraient par tous les pores. La moindre contraction devait forcément les conduire à la ruine ou au rachat par d’autres banques. Il fallait donc les sauver, toujours aux dépens de contribuables. Elles fabriquaient des fortunes énormes. Leurs actionnaires privilégiées majoritaires pouvaient payer n’importe quelle somme à n’importe quel prix.

Shi Jianxun, professeur à l’Université Tongui de Shanghai, a écrit dans un article publié dans l’édition étrangère du Journal du peuple : « La dure réalité a fini par convaincre les gens, en pleine panique, que les Etats-Unis ont utilisé l’hégémonie du dollar pour piller les richesses du monde. Il urge de changer le système monétaire international fondé sur la primauté du dollar. »

Il explique en quelques mots le rôle essentiel des monnaies dans les relations économiques internationales. Cela se passait depuis des siècles entre l’Asie et l’Europe. Rappelons que celle-ci imposa l’opium à la Chine en guise de monnaie. J’en ai parlé dans les Réflexions que j’ai intitulées La victoire chinoise.

Les autorités de ce pays ne voulaient même pas accepter la monnaie d’argent par laquelle les Espagnols payaient au début, depuis leur colonie des Philippines, les produits qu’ils y achetaient parce qu’elle ne cessait de se dévaluer à cause de son abondance dans le Nouveau Monde récemment conquis par l’Europe. Les gouvernants européens ont même honte aujourd’hui des choses qu’ils ont imposées à la Chine des siècles durant.

Selon cet économiste chinois, les difficultés actuelles dans les rapports d’échange entre les deux continents doivent se régler en recourant aux euros, aux livres sterling, aux yens et aux yuans. Il ne fait pas de doute qu’une parité raisonnable entre ces quatre monnaies contribuerait au développement de relations commerciales justes entre l’Europe, la Grande-Bretagne, le Japon et la Chine.

Ce mécanisme inclurait le Japon et l’Allemagne – deux pays producteurs de complexes équipements de pointe aussi bien pour la production que pour les services – et la principale locomotive de l’économie mondiale, la Chine, qui compte 1,4 milliard et quelque d’habitants et plus de 1,5 billion de dollars dans ses réserves internationales, pour la plupart des dollars et des bons du Trésor étasuniens, le Japon possédant lui aussi des réserves en devises presque équivalentes.

La valeur du dollar s’accroît dans la conjoncture actuelle grâce à la position dominante de cette monnaie qui a été imposée à l’économie mondiale, ce que signale et refuse à juste titre le professeur de Shanghai.

Beaucoup de pays du Tiers-monde comme le nôtre, exportateurs de produits et de matières premières à faible valeur ajoutée, importent des produits de consommation chinois dont les prix sont généralement raisonnables, et des équipements en provenance du Japon et d’Allemagne qui coûtent toujours plus chers. Bien que la Chine, contrairement à ce que ne cessent de lui demander les Yankees pour protéger leurs industries de la concurrence chinoise, se soit efforcée d’éviter la surévaluation du yuan, celui-ci s’apprécie et le pouvoir d’achat de nos exportations diminue d’autant. Les cours du nickel, notre principal produit d’exportation, qui avaient atteint plus de 50 000 dollars la tonne encore tout récemment, sont tombés ces derniers jours à seulement 8 500 dollars, soit moins de 20 p. 100 de ce plafond. Ceux du cuivre ont chuté à moins de 50 p. 100, et ainsi à l’avenant pour le fer, l’aluminium, l’étain, le zinc et tous les produits miniers indispensables à un développement durable. Les cours de produits de consommation tels que le café, le cacao, le sucre et d’autres, contrairement à tout bon sens rationnel et humain, ont à peine bougé en plus de quarante ans. Aussi avais-je également mis en garde, voilà peu, que, quand la crise frapperait à nos portes, nous perdrions des marchés et que le pouvoir d’achat de nos produits se réduirait considérablement. Les pays capitalistes développés savent qu’en une telle circonstance, leurs usines et leurs services sont frappés de paralysie et que seule la capacité de consommation d’une grande partie de l’humanité, d’ores et déjà au seuil de la pauvreté ou déjà tombée en dessous, pourrait leur permettre de continuer de fonctionner.

Tel est le grave dilemme que pose la crise financière, le danger étant que les égoïsmes sociaux et nationaux prennent le pas sur les souhaits de nombreux hommes d’Etat et politiques du monde angoissés par ce phénomène parce qu’ils ne font pas du tout confiance au système dont ils sont issus comme hommes publics.

Une fois qu’un peuple cesse d’être analphabète, sait lire et écrire, possède les connaissances élémentaires indispensables pour vivre et produire honnêtement, il lui faut encore vaincre la pire forme d’ignorance de notre époque : l’analphabétisme économique. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons savoir ce qu’il se passe dans le monde.

Fidel Castro Ruz
Le 26 octobre 2008 - 17 h 15

L’Infamie des bons

[suite...]

On peut juger, en tout cas, de l’illégitimité de cette défense par la légitimité de l’offensive. On peut juger de la bassesse des défenseurs par la grandeur des attaquants. Qui attaque Cuba ? Des gouvernements très puissants qui parlent au nom de la démocratie et des droits de l’homme ; des gouvernements très puissants qui parlent au nom de la démocratie et des droits de l’homme et qui envahissent ou soutiennent l’invasion de nations souveraines ; des gouvernements qui parlent au nom de la démocratie et des droits de l’homme et qui tuent pour sauver des banques et des entreprises pétrolières ; des gouvernements qui parlent au nom de la démocratie et des droits de l’homme et qui ordonnent – ou y consentent – les séquestrations de la CIA, les camps de torture, les prisons secrètes, le contrôle des téléphones et des communications, la suspension de l’habeas corpus, le racisme exterminateur des lois migratoires et un bon nombre de dictatures collaborationnistes ; des gouvernements très puissants qui parlent publiquement de démocratie et de droits de l’homme et qui bafouent la démocratie et les droits de l’homme, et qui le font non pas parce qu’ils sont hypocrites ou rusés, mais parce qu’ils savent qu’il est autant utile de les violer que de les invoquer. Pourquoi peuvent-ils parler publiquement de démocratie et de droits de l’homme ? Précisément parce qu’ils peuvent les bafouer et les violer publiquement sans trop d’opposition. Pourquoi croit-on à ce qu’ils disent et non à ce qu’ils font ? Parce que leurs moyens pour se faire entendre sont aussi puissants que leurs moyens pour violer, tuer et détruire. Cuba ne pourra jamais avoir raison face à une irrationalité aussi irrésistible ; Cuba ne pourra jamais être juste face à une injustice aussi criminelle.

Salim Lamrani, enseignant et journaliste spécialiste de Cuba, collaborateur habituel de Rebelión, a très bien compris qu’une partie de la stratégie de sape de la révolution cubaine passe par le fait de l’obliger à se défendre sans cesse, afin que tous ses principes paraissent rhétoriques, ses vérités vides de sens, ses chiffres gonflés, ses acquis douteux. Face à cette autolégitimation de l’attaquant – basée sur sa propre capacité à attaquer –, face à laquelle toute défense se retrouve délégitimée, il s’agit moins d’insister sur la légitimité de la révolution que de questionner radicalement la légitimité de ses détracteurs. C’est ce que fait Salim Lamrani dans Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme. Avec un calme très efficace, sans rhétorique, en ayant toujours recours à des rapports officiels au-delà de tout soupçon, il ose faire face aux gouvernements européens les plus belligérants contre Cuba sur leur propre terrain, là où ils se croient le plus intouchables ou d’où ils prétendent imposer leur doctrine au reste du monde. Abordant la question la plus difficile, la plus sensible et également la plus manipulée, l’ouvrage court et convaincant de Lamrani accumule tant d’accusations contre l’UE (et, bien sûr, contre les Etats-Unis) qu’apparaît naturellement aux yeux du lecteur tout ce que la propagande nous cache par le biais d’artifices et de violences symboliques, à savoir, les véritables raisons de l’offensive anti-cubaine et, indissociable de celles-ci, la supériorité positive et manifeste de Cuba – et pas seulement de manière comparative – dans la défense des droits de l’homme.

Mais les comparaisons sont vraiment édifiantes et je ne peux pas résister à l’envie de citer un passage du livre de Lamrani qui, précisément sous ce titre (« une comparaison édifiante »), exprime parfaitement aussi bien l’illégitimité morale et démocratique de l’Union européenne que le talent de l’auteur pour ordonner des vérités de façon à ce qu’elles puissent être perceptibles. Pour un compte rendu, la citation est longue ; pour un résumé judiciaire, elle est trop courte :

« Contrairement aux rapports concernant les pays de l’Union européenne, Amnesty International n’a rapporté, pour ce qui concerne Cuba,

• Aucun cas d’assassinat politique contrairement au Royaume-Uni.

• Aucun cas de torture ou traitement inhumain contrairement à la Belgique, à Chypre, à l’Estonie, à la France, à la Grèce, à l’Italie, à la Lettonie, à Malte, à la République tchèque et au Royaume-Uni.

• Aucun cas d’utilisation de preuves obtenues sous la torture contrairement à l’Allemagne et à Chypre.

• Aucun cas de disparition contrairement à l’Estonie.

• Aucun cas d’enlèvement de personnes par les autorités contrairement à l’Italie.

• Aucun cas de violation du droit à la vie contrairement à la Suède.

• Aucun cas d’impunité suite à un crime commis par des agents de l’Etat contrairement à l’Autriche, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portugal, la République tchèque et au Royaume-Uni.

• Aucun cas de trafic d’êtres humains contrairement à la Grèce et à la Lituanie.

• Aucun cas de violence contre les mineurs commises par des agents de l’Etat, contrairement à l’Estonie, la République tchèque et la Slovaquie.

• Aucun cas de violence systématique contre les femmes contrairement à la plupart des pays européens.

• Aucun cas de violence contre les minorités contrairement à l’Allemagne, à l’Estonie, à la France, la Grèce, la République tchèque, le Royaume-Uni et à la Slovaquie.

• Aucun cas d’enfants privés d’accès à l’éducation en raison de leur origine ethnique contrairement à la Grèce, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Lettonie, et la Slovénie.

• Aucun cas d’enfants internés en raison de leur origine ethnique contrairement à la République tchèque et à la Slovaquie.

• Aucun cas de stérilisation forcée de femmes issues de minorités contrairement à la République tchèque et à la Slovaquie.

• Aucun cas de citoyens déchus de leur nationalité contrairement à la Grèce et à la Slovénie.

• Aucun cas d’utilisation de lits-cages pour enfermer les handicapés mentaux contrairement à la République tchèque.

• Aucun cas de répression de manifestants contrairement à Chypre et à Malte.

• Aucun cas de familles expulsées de leur logement contrairement à la Hongrie.

• Aucun cas de violences sur les handicapés contrairement à l’Irlande.

• Aucun cas de mineurs incarcérés contrairement à l’Espagne, l’Estonie et l’Irlande.

• Aucun cas de malades mentaux mis en prison contrairement à l’Autriche, à l’Irlande et à l’Italie.

• Aucun cas de suicide en prison contrairement à l’Italie.

• Aucun cas d’automutilation en prison contrairement à l’Italie.

• Aucun cas de manque d’attention médicale contrairement à l’Estonie, l’Italie, et au Royaume-Uni.

• Aucun cas de violences policières contrairement à la plupart des pays européens.

• Aucun cas de suspension des garanties constitutionnelles contrairement à la France.

• Aucun cas de traite d’êtres humains contrairement à la Grèce.

• Aucun cas d’incitation à la haine raciale et à la discrimination par les autorités contrairement à la Hongrie et à la Lettonie.

• Aucun cas d’expulsion de demandeurs d’asile contrairement à l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, Chypre, la France et à la Grèce ».

Avec un véritable bon sens, Salim Lamrani brandit contre l’UE une source qu’elle-même reconnaît et utilise, mais le nombre de violations des droits de l’homme commises dans les pays européens et non commises à Cuba augmenterait sans aucun doute si l’on acceptait les dénonciations d’organismes moins officiellement « indépendants ». Pour les défenseurs des droits de l’homme, il est clair, en tout cas, non seulement que la propagande occidentale contre Cuba est dénuée de fondement mais qu’elle inverse littéralement (conformément à une projection freudienne consciente et intéressée) le partage des rôles : la vérité est que pendant que le gouvernement de l’île caribéenne oriente toute sa politique vers la protection des droits de l’homme, les gouvernements européens (suivant celui des Etats-Unis) montrent clairement que les temps – si l’on veut protéger le capitalisme – ne sont pas aux scrupules juridiques ni aux simagrées humanistes. C’est pour cela qu’a servi et que sert encore la propagande contre Cuba ; si elle aide à la faire tomber, très bien ; sinon, au moins on arrive à camoufler un peu l’infamie croissante de ceux qui l’attaquent. Après avoir lu le livre de Salim Lamrani, les atrocités commises par ceux qui les racontent m’inquiètent beaucoup plus que les bêtises que l’on raconte sur Cuba ; et l’ingénuité avec laquelle on avale ce que nous racontent nos journalistes et nos gouvernements sur eux-mêmes m’inquiètent beaucoup plus que l’ingénuité avec laquelle on gobe les bobards qu’ils nous racontent sur Cuba. Après avoir lu le livre de Salim Lamrani, je suis surtout inquiet de l’horreur de tout ce que les anti-cubains de l’Union européenne sont en train de faire aux Européens, et du silence avec lequel nous le supportons sans une plainte. Sur ce point également les Cubains ont beaucoup à nous apprendre : parce qu’au moins eux se défendent.

Double Morale. Cuba l’Union européenne et les droits de l’homme
Préface de Gianni Minà
Editions Estrell - 123 pages

Prix : 10€

Pour toute commande, veuillez contacter lamranisalim@yahoo.fr

APPEL DE L’INSTITUT CUBAIN D’AMITIE AVEC LES PEUPLES.


A TOUTES LES ORGANISATIONS ET GROUPES D’AMITIE ET DE SOLIDARITE AVEC CUBA,

A TOUS LES AMIS DE CUBA,

[suite...]

Nos amis doivent savoir que :

Les dégâts occasionnés par ces ouragans dévastateurs sont immenses. Des estimations préliminaires calculent des pertes supérieures à 5 milliards de dollars, principalement dans les secteurs du logement, de l’électricité, des communications, de l’infrastructure économique et de l’agriculture.

Cuba, qui a une longue histoire solidaire avec de nombreux pays ayant souffert de catastrophes naturelles, a déjà commencé à recevoir l’aide matérielle, dont elle a besoin en urgence, de la part de nombreux gouvernements, ’institutions internationales et ’organisations amies. Nous en sommes très reconnaissants, de même que toute aide provenant d’amis et de personnes de bonne volonté aux Etats-Unis.

Cependant, la Note Verbale du Bureau des Intérêts de Cuba à Washington, remise au Département d’Etat des Etats-Unis, le 14 septembre dernier, précise que Cuba ne peut pas accepter un don venant d’un gouvernement qui impose, depuis 50 ans, un blocus économique, commercial et financier implacable. Encore moins si ce don est conditionné par des inspections et des évaluations internes, tout aussi inutiles qu’inacceptables, de la part de cette puissance.

Cuba n’a pas besoin de cadeau. La Note Verbale précise que Cuba demande seulement de pouvoir acheter les matériaux indispensables, que les entreprises nord-américaines exportent normalement vers d’autres marchés, ainsi que d’obtenir les crédits utilisés dans toutes les opérations commerciales. Cela permettrait d’acquérir des matériaux et des aliments indispensables, non seulement pour assurer les reconstructions après les dégâts occasionnés par les ouragans, mais aussi d’assurer les réserves de ces ressources, sachant que la période cyclonique la plus dangereuse reste à venir.

L’attitude la plus humanitaire dont pourrait faire preuve le gouvernement des Etats-Unis serait de lever une fois pour toute le blocus contre Cuba, ainsi que l’exige la quasi totalité de la communauté internationale depuis des décennies ainsi que d’importants, et chaque fois plus nombreux, secteurs de la société nord-américaine elle-même. A défaut, que celui-ci assouplisse le blocus pendant les 6 mois sollicités par Cuba. Une autre réponse ne serait que pure propagande et double morale.

L’Institut cubain d’amitié avec les peuples, ICAP, appelle tous les amis :

à exiger de Washington qu’il démontre clairement et concrètement sa prétendue vocation humanitaire,

à démasquer toute tentative de tirer profit dans les médias de la position digne et juste de Cuba.

à poursuivre et intensifier la lutte contre le blocus génocide, arbitraire et illégal imposé à Cuba.


Institut Cubain de l’Amitié avec les Peuples

Ciudad de La Habana, 17 septembre de 2008

Communiqué de presse de la délégation cubaine à la réunion du dialogue politique entre Cuba et l’Union européenne

[suite...]

Cette réunion n’a été possible qu’après l’élimination définitive par l’Union Européenne le 23 juin dernier, des sanctions imposées par elle à Cuba de manière unilatérale en 2003. Cela a crée les conditions nécessaires pour parvenir à un accord visant à entamer un dialogue politique basé sur la réciprocité, sans conditions, sans discrimination, respectant toujours l’égalité souveraine des États, le cadre juridique et l’ordonnance institutionnelle des Parties, ainsi qu’attaché complètement au principe de la non ingérence dans les affaires internes des États.

L’entretien a abordé la réforme du système des Nations Unies, la reprise de la coopération entre l’Union européenne et Cuba et les principes qui doivent l’entretenir, les droits de l’homme auprès de l’Union européenne et Cuba et la coopération internationale dans en cette matière. Cuba a rappelé à l’Union européenne ses attentes sur la jouissance de tous les droits de l’homme dans ses États membres. Aussi les sujets des effets de la crise alimentaire dans la jouissance de droit à l’alimentation y ont été discutés, ainsi que la nécessité de régler de façon viable la crise financière internationale.

La rencontre s’est déroulée dans un esprit franc et direct, permettant à chaque partie d’exprimer leur position respective à l’égard de sujets abordés. Malgré les divergences sur certaines questions et points de vue, les avantages et les opportunités de coopération résultantes d’un dialogue constructif ont été mises en relief.

Cuba a réitéré à la contrepartie européenne son refus à la Position Commune adoptée en 1996, inacceptable en tant que base pour les relations Cuba-UE à cause de son caractère unilatéral et d’ingérence. Cette Position commune reflète en plus une vision manipulée et porte un jugement prématuré de la société cubaine et de notre pays. Une fois les sanctions éliminées, il s’avère également nécessaire l’élimination de la Position commune ainsi que la création d’un nouveau cadre bilatéral entre Cuba et l’UE sur un pied d’égalité et basé sur le respect mutuel.

Cuba considère que le résultat de cette première rencontre, où le dialogue politique entre l’Union européenne et Cuba a été relancé, s’est avéré utile.

Paris le 17 octobre 2008

UN APPEL A FAIRE MIEUX CONNAITRE L’INJUSTICE COMMISE CONTRE LES CINQ CUBAINS ANTITERRORISTES

[suite...]

Olga Salanueva, épouse de René González, l’un des “cinq” comme on les connaît internationalement, a expliqué qu’après dix ans d’emprisonnement, après la tenue d’un procès complètement manipulé et devant la constante évasive ou négation du droit qu’ils ont de recevoir la visite des personnes chéries et des membres de leur famille, il