A l’approche de l’Assemblée Générale de l’ONU qui votera pour ou contre la levée du blocus yanqui contre Cuba

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A l’approche de l’Assemblée Générale de l’ONU qui votera pour ou contre la levée du blocus yanqui contre Cuba, les USA, qui n’ont guère d’illusions sur le résultat du vote, accentuent leurs manœuvres contre la grande Île des Caraïbes.

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Il faut dire qu’il y a, entre autres, une urgence financière. Le Congrès américain a voté plus de 15 millions de dollars pour que la NED (Nex Endovment for Democracy) puisse amener la « démocratie » à Cuba, et tout le budget n’a pas été dépensé. Or, comme dans toute entreprise financière, il faut avoir apuré les comptes avant une date précise si on veut recevoir de nouveaux subsides…
Donc, on finance à tout va.

Un qui doit être satisfait, c’est ce « journaliste-dissident » cubain que les USA viennent opportunément de découvrir dans un de leurs camps de rétention pour immigrants sans papier et qui, désormais généreusement accueilli par l’Oncle Sam, se répand en horreurs sur le non respect des droits de l’Homme dans sa patrie. Grand bien lui fasse. Quand on n’aura plus besoin de lui, on le remettra là où on l’a trouvé.

Ne croyez pas que les attaques de Trump et Cie se limitent à ce genre de niaiseries. Il y a eu, bien sûr, l’histoire des « attaques soniques » contre des « diplomates » étasuniens en poste à La Havane, avec le succès comique que l’on connaît, mais aussi plein d’autres tentatives qui ne prêtent pas toutes à sourire. Comme l’appel fait dans une émission de télé où les présentateurs ont déclaré l’ouverture d’une « ligne d’urgence permettant de recevoir les informations faisant état de violations des droits de l’homme à Cuba et de les transférer aux organisations internationales ». Tandis qu’une partie de « l’alliance stratégique » basée à Miami clamait dans les micros : « Nous envoyons un message très clair à Cuba, la ligne dure fait partie de la nouvelle politique américaine.».

La « nouvelle politique » des USA annonce des jours difficiles pour ceux qui ne seraient pas en osmose avec le faux blond de la présidence.
Le 12 octobre dernier, le journal The Hill annonçait que le gouvernement Trump proposait d’interdire les manifestations devant la Maison Blanche et d’autres lieux emblématiques de Washington DC, sous prétexte de préserver les lieux du patrimoine de la nation. Une façon comme une autre d’occulter les contestations. Au Sénat, lors de l’investiture de Brett Cavanaugh, le pantin de Trump, comme juge à la Cour Suprême (il a été en son temps soupçonné de viol, mais bon…), il a été suggéré que l’acte de protester devrait être illégal. Et ce même jour, plus de 70 personnes ont été arrêtées par la police du pays pour avoir manifesté un peu trop bruyamment…

Alors, quand les USA parlent de violations des Droits de l’Homme, ils feraient mieux de balayer devant leur porte.
Et quand ils « pleurent » sur le sort de ces pauvres Cubains qui vivent si misérablement (non, non, ce n’est pas à cause du blocus, mais à cause du « régime castriste », qu’allez-vous penser !) ils feraient mieux de garder leurs larmes pour leurs propre peuple.
Quelques chiffres, pour leur rafraîchir la mémoire :
Aux USA, 46,7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, dont 26 millions de femmes. Le chiffre total représente 14,8% de la population américaine; 23,6% sont hispaniques et 26,2% sont noirs et les blancs sont 12,7%. Plus de 560 000 personnes n’ont pas de toit. (Données du United States Census Bureau).
Une étude du registre national des exonérations, publiée le 7 mars 2017, montre que les Noirs américains étaient environ sept fois plus susceptibles d’être déclarés coupables de meurtre que les Américains blancs. Si le crime implique la drogue, les Noirs innocents sont environ 12 fois plus susceptibles d’être condamnés injustement que les Blancs sans culpabilité. Et dans ces statistiques de discrimination, le système judiciaire montre que les délinquants noirs ont été condamnés en moyenne 19,1% de plus que les délinquants blancs se trouvant dans une situation similaire.
Concernant le niveau de vie, le patrimoine moyen des familles blanches est 7 fois supérieur à celui des familles noires et les revenus moyens des familles blanches sont 12 fois supérieurs à ceux des familles noires.
Quant aux femmes, elles touchent 64% du salaire que reçoivent les hommes pour le même travail, à qualification égale.

Il faut absolument que l’Assemblée Générale des Nations Unies vote à l’unanimité la condamnation du pays qui bafoue les droits de l’Homme. Pas Cuba. Les Etats-Unis !

Annie Arroyo
France-Cuba/ Coordination française de Solidarité avec Cuba
15 octobre 2018

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